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 Bienvenue sur le site du 

 Club Oenologique

Pour amateurs et passionnés

 de tout ce qui touche

à l'univers du vin

 

 

 

Notre Actualité

 

 

L'actualité sanitaire ne nous permet pas d'organiser

le 8eme salon des vins et de la gastronomie cette année,

et c'est avec beaucoup de tristesse et de regrets que nous

passons ce weekend du 04 et 05 avril sans vous,

dans l'impossibilité de déguster les nouveaux

millésimes ou produits de nos chers exposants ...

 

Nous serons là en 2021 pour revivre ces instants fabuleux !

 

Le club Matheysvin a également décidé d'annuler son

week-end gourmand prévu les 27 et 28 Juin en Italie

devant tant d'incertitudes concernant l'évolution sanitaire

de nos 2 pays.

Ce Week-end est donc reporté, à l'identique, en 2021 !

 

Le club vous adresse tous ses voeux de santé

Prenez soin de vous et de vos proches

 

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Prochain Rendez-vous

Saison 10

Mémento

 

   

 

Ils sont toujours là !!!

 

 Les Drops-Stop

 (Stop-Gouttes)

du Club

 sont disponibles à la vente

 

 N'hésitez pas à les demander

sur le

Salon des Vins et de la Gastronomie

et parlez-en autour de vous

 

 

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Le Grand Cru ... du moment

un p'tit air d'accordeon ???

Les Grands Crus ... de Garde

Thunderstruck
Bohemian Rhapsody
Securité
Pentatonix Hallelujah
Calin
Stand By Me
Blanchard
Chanteuse de ... Karaoké ?
Securité
Parapente

Mets/Vins

  • Entré dans le giron bourguignon de la maison Louis Jadot en 2008, le domaine Ferret fut créé en 1840. En 1936, il est repris en main par Jeanne, l’épouse de Jean Ferret, fils du fondateur, qui se lance dans la sélection parcellaire, isolant notamment Les Perrières, faisant figure d’avant-gardiste à Pouilly lorsqu’elle met en bouteille directement au domaine. Elle institue une hiérarchisation calquée sur les grands crus de Bourgogne avec les mentions « tête de cru » et « hors classe » sur certaines cuvées. Sa fille Colette travaille dans le même sens dès 1993, œuvrant sur l’élevage. Aujourd’hui Ferret, sis dans l’amphithéâtre spectaculaire de Fuissé, est dirigé par Audrey Braccini, qui s’est fixée comme objectif de convertir à la biodynamie le vignoble de 18 hectares réparti en plus de 50 parcelles. Jaune pâle à reflets verts, lumineux à l’œil, Les Perrières 2018 fleure bon les agrumes, le fumé, la minéralité. Ce vin ample se révèle parfaitement équilibré entre rondeur fruitée et tension citronnée, avec une finale longue, très fraîche et salivante. 

    Domaine J. A. Ferret, Tête de Cru, Les Perrières 2018, pouilly-fuissé blanc, 33 € (Domaine-ferret.com).

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  • Une légende tenace attribue l’invention du steak tartare aux cavaliers tatars. La réalité est un peu différente : leur démarche consistait à sécher des lanières de filet de cheval en les salant d’un côté, puis en les plaçant entre la selle et le dos de leur monture, ce qui avait pour effet d’en presser le sang. Deux heures plus tard, ils recommençaient l’opération de l’autre côté. Dans Michel Strogoff, publié en 1875, Jules Verne évoque brièvement cette spécialité. Mais la recette telle que nous la connaissons aujourd’hui ne sera codifiée qu’en 1938 par Prosper Montagné, dans le Larousse gastronomique. Il y faut un beau morceau de filet de boeuf, que les puristes découperont patiemment en cubes minuscules à l’aide d’un couteau bien affûté ; les autres s’en remettront au hachoir immaculé de leur boucher préféré. Il y faudra aussi des jaunes d’oeufs, de la moutarde de Dijon, de l’huile d’olive, des câpres, de l’échalote finement hachée, du persil, de la coriandre et du Tabasco. Puis, selon le goût de chacun et l’inspiration de l’instant, du piment d’Espelette, de la sauce anglaise (Worcestershire), du ketchup… Et on accompagnera le tout de frites ou de pommes gaufrettes, voire d’un peu de salade verte.

    La texture est douce mais avec de la mâche, les saveurs sont relevées. Il faut là un vin rouge évidemment, issu majoritairement du cépage merlot pour affronter piment d’Espelette, câpres et moutarde. Donc des Saint-Emilion choisis jeunes pour leur fraîcheur préservée. Premier grand cru classé depuis la révision de 2006, Château Pavie-Macquin a progressé de manière fulgurante depuis une quinzaine d’années et cela n’est sûrement pas fini. Bouquet sur des fruits rouges et noirs (cerise, myrtille, cassis), bouche ronde et très soyeuse avec des tannins gras, structure généreuse capable de tenir tête à l’assaisonnement, on tient là un mariage évident. Non loin de là, Château Dassault, grand cru classé lui aussi, continue de se peaufiner millésime après millésime, proposant des vins de plus en plus complexes, racés, élégants. Le nez s’exprime sur les fruits rouges et les épices ; la bouche est d’une architecture plutôt classique, avec une puissance tranquille qui sait se faire sentir sans jamais s’imposer, et des tannins très fins qui roulent au palais. Château de Fonbel enfin – même propriétaire que le fameux Ausone – bénéficie du même savoir-faire et des mêmes soins jaloux, et cela se sent. Nez de fruits rouges donnant déjà une impression de fraîcheur, et en bouche un équilibre formidable entre les gras du vin et sa vivacité : cela va rehausser le goût pimenté du tartare tout en adoucissant sa mâche.

    MA SÉLECTION

    Château Pavie-Macquin, Château Dassault, Château de Fonbel

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  • La cuisson en brochettes grillées est probablement l'une des premières qu'ait inventée l'homme préhistorique : simplissime, elle convient parfaitement à la plupart des aliments. Les variations sont si nombreuses qu'il a fallu leur trouver des noms pour les différencier : chachlik en Géorgie (des cubes de gigot de mouton rassis et marinés dans une vinaigrette aromatisée), kebab en Turquie (toujours de la viande, généralement du mouton, qu'on peut griller ou rôtir), attereau lorsqu'il s'agit d'abats panés à l'anglaise et plongés dans la friture... Une simple brochette de poisson convient particulièrement bien aux repas d'été, qu'on choisisse le barbecue, le gril de table japonais (hibachi) ou celui du four. On préférera évidemment pour cela des poissons point trop délicats, tant par leur texture que par leur goût : ce mode de cuisson est quand même relativement "brutal", et les saveurs de grillé qu'il engendre deviennent rapidement dominantes. Le bar, la seiche et les gambas se prêteront bien au jeu. Quelques dés de légumes alternés (poivron, tomate, oignon...) apporteront des nuances végétales, de l'huile d'olive, dont on n'oubliera pas de badigeonner la brochette avant cuisson, tiendra aussi son rôle dans le concert final. Pour une fois, le principe se vérifie : du vin blanc avec le poisson, le rouge n'ayant vraiment pas sa place ici. Mais pourquoi ne pas tenter un rosé ? Sa simplicité conviendra à merveille à celle de la recette, conviviale à souhait. Et tant qu'à en choisir un, autant le prendre en Provence. Je songe immédiatemment au Domaine de l'Angueiroun (Bormes-les-Mimosas), où Eric Dumon produit une cuvée magnifique à base de grenache, de mourvèdre, de cinsault et de tibouren. Remarquable par sa teinte rose intense et sa limpidité brillante, il se caractérise aussi par son bouquet primaire, à la fois fruité et floral, avec des notes de rose, de framboise et de violette. En bouche, il est tout en légèreté, avec une rondeur équilibrée par la fraîcheur. On tient là un mariage éclatant dans sa simplicité. A quelques kilomètres de là, à La Londe-Les Maures, le Château Les Valentines vinifie et commercialise depuis une quinzaine d'années la vendange autrefois apportée à la coopérative. La cuvée Virginie propose une robe rose pâle, un nez à la fois floral et fruité (fraise des bois, framboise, pastèque), avec des touches d'épices. La bouche est désaltérante, chaleureuse, avec une finale saline et fruitée qui s'accordera à merveille avec le poisson et sa garniture légumière ensoleillée. A Palette, près d'Aix-en-Provence, la Château Crémade sera un vrai rival de ces deux-là avec son bouquet fruité et sa bouche au gras généreux.

    La sélection d'Enrico Bernardo

    Domaine de l'Angueiroun : www.angueiroun.frChâteau Les Valentines : www.lesvalentines.comChâteau Crémade : www.chateaucremade.com

    Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004 et le propriétaire du restaurant Il Vino à Paris.

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  • L’appellation permet d’identifier les vins selon l’origine géographique de leur production. Chaque appellation est une indication légale, comportant ses propres règles dont l’objectif est de garantir un certain niveau de qualité et de fidélité.Depuis 2012 la France présente trois catégories d’appellation : vin de France (qui remplace les anciens vins de table), l’indication géographique protégée ou IGP (qui remplace les vins de pays) et l’appellation d’origine protégée ou AOP (on voit toujours de temps à autre l’appellation d’origine contrôlées ou AOC).

    Les grands crus de Bordeaux sont tous au niveau d’appellation le plus qualitatif – AOP ou AOC, qui assure une traçabilité sans failles grâce à un contrôle précis de la surface cultivée, du rendement et de la vinification.

    A travers ce quiz, le Figaro Vin vous propose de maitriser les appellations auxquelles appartiennent quelques un des plus grands crus de Bordeaux connus.

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  • Originaire de Chine, la pêche aurait été introduite en Europe par Alexandre le Grand. De la mi-juin à la fin de septembre, les variétés se succèdent sur nos marchés: grosse jaune plutôt sucrée et assez robuste, ou petite blanche plutôt parfumée mais beaucoup plus fragile. Sa richesse aromatique, d’autant plus élégante qu’elle est à bonne maturité, lui permet presque toutes les audaces : nature, cuisinée ou accommodée en dessert sucré. Encore un "truc": sauf à croquer dans la pêche sous l’arbre lui-même ou en revenant du marché, le fruit se consomme de préférence pelé. Ce qui n’est pas très compliqué: il suffit de le plonger 30 secondes dans une eau quasi bouillante, puis de le passer sous le robinet ; la peau se détache alors d’elle-même (valable aussi avec les tomates, autre produit d’été). Pour une dégustation "nature", ou pochée dans un vin blanc aux épices, je vois bien un pinot gris alsacien de type vendanges tardives, très dense et parfumé. Le Domaine Christian et Véronique Hebinger sera ici parfaitement à sa place, avec son nez fruité et épicé qui évoque le raisin sec de Corinthe et le miel d’acacia, la réglisse et le coing. La bouche, très élégante et équilibrée, s’exprime à la fois par la puissance et l’onctuosité.

    Si le fruit est présenté en salade additionnée de menthe fraîche – mariage très raffiné – je préférerai un jurançon de même type, et très jeune lui aussi pour privilégier fraîcheur et fruité. Il existe sur cette terre de Béarn un vignoble à la destinée extraordinaire. Devenue veuve en 1987, Yvonne Hégoburu, alors âgée de 60 ans, décide en hommage à son mari défunt de faire du petit vignoble familial (6,5 ha) le premier de son appellation. Arrachage, replantation de cépages locaux, restructuration, adoption d’emblée de la viticulture bio, puis de la biodynamie, elle tient son pari en deux décennies ! Aujourd’hui, sa cuvée Kattalin est reconnue comme l’un des plus grands moelleux de France, et donc du monde. Le nez est incroyablement riche et complexe avec des notes de fruits jaunes, d’agrumes confits, de fruits exotiques, d’ananas. En bouche, une fantastique pureté, avec de la fraîcheur, de l’onctuosité, et une petite note acidulée qui vient réveiller le rêve. Un très beau vin, auquel il faudra des pêches parfaites.

    Préparé en dessert plus ou moins pâtissier, tarte par exemple, le mariage demandera plus de nuances car la construction de saveurs se complique. Là, j’irai plutôt vers un vin de Loire à base de chenin blanc, un coteaux-de-l’aubance du Château Princé : sa douceur n’est jamais doucereuse, et il possède assez de souplesse pour résister sans s’opposer

    MA SÉLECTION

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  • Sa réputation de poisson gras n'est pas usurpée. Car, si les bancs se rapprochent des côtes (Méditerranée, Atlantique, Manche) au printemps et en été pour frayer et pondre, la sardine passe l'hiver dans des eaux très froides, entre 500 et 600 m de profondeur. Et se protège alors d'une épaisse couche de graisse. Mais de « bonne » graisse, riche en oméga 3 excellent pour le coeur de l'homme et ses vaisseaux. Si bien que tous les nutritionnistes préconisent aujourd'hui sa consommation, quel que soit le mode de préparation.

    La sardine a surtout pour vocation d'être grillée entière sur un barbecue. Mais l'opération génère des odeurs fortes particulièrement désagréables pour le voisinage. Or il existe un moyen - trop méconnu - de réduire fortement cet inconvénient : il suffit de frotter d'abord les poissons avec des feuilles de laurier, puis de verser sur les braises quelques gouttes de vinaigre aromatisé au thym et au romarin.

    C'est donc un plat d'été aux saveurs affirmées, avec une texture tendre, du gras, de l'iode, du salé et une finale un peu amère. En bouche, le goût persistant devient assez vite écoeurant. Il faudra lui opposer des vins de soleil, blancs, rosés ou rouges, mais toujours assez affirmés pour tenir tête à ce plat exubérant.

    Le blanc, je vais aller le chercher en Roussillon, à Baixas, au Domaine Brial. Sa cuvée Château Les Pins, un Côtes-du-Roussillon fait de grenache blanc, de malvoisie et de roussanne, est un pur bonheur. Au nez, des notes de garrigue, de thym, d'ananas, de camomille... En bouche, une bonne puissance en alcool avec une finale un peu mentholée.

    Pour un rosé, je resterai dans la même appellation, et je pousserai jusqu'à Cases-de-Pène, au Château de Jau (qui abrite un splendide espace d'art contemporain, à visiter absolument). Les vins que produit ici la famille Dauré dans les trois couleurs sont superbes, et j'ai un faible pour ce rosé de syrah et de grenache noir. Au nez, c'est une explosion de fruits rouges et noirs (fraise, cassis, et même violette), en bouche, il y a de la puissance, suffisamment de rondeur pour contrer le côté salé des sardines et une finale d'une belle longueur.

    Pour trouver un rouge, j'ai franchi les Pyrénées, et je suis allé à Girone, sur la Costa Brava, au Domaine Oliver Conti. En 1991, deux frères ont décidé de créer là de toutes pièces un domaine viticole qui comprend aujourd'hui 11 hectares. Le rouge qu'ils produisent là, consacré par une DO (l'équivalent de nos AOC), se révèle au nez exubérant et flatteur, avec des notes de tomate et de cerise, des arômes poivrés. En bouche, une belle puissance en alcool et beaucoup de rondeur.

    Ma sélection

    Château Les Pins : www.dom-brial.com

    Château de Jau : www.chateaudejau.com

    Domaine Oliver Conti : www.oliverconti.com

    Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004

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  • Fruit ou légume, la tomate ? Les deux, suis-je tenté de répondre. Du point de vue botanique, c'est incontestablement un fruit. Du point de vue culinaire, c'est un légume, aussi peu sucré que tous les autres. Si on veut bien remettre à leur place - parmi les féculents - la pomme de terre et la patate douce, la tomate est même le légume le plus consommé dans le monde. En Italie, où elle fait partie de leur culture, certaines variétés locales bénéficient d'une IGP (indication géographique protégée) comme la tomate Pachino ou la San Marzano dell'Agro Sarnese-Nocerino. En France, il a longtemps fallu se contenter de variétés insipides. Heureusement, des agriculteurs se sont acharnés à faire renaître d'anciennes variétés très goûteuses comme la "coeur de boeuf" ou la "noire de Crimée".

    La mozzarella, quant à elle, est victime de son succès. La plus savoureuse, la mozzarella di bufala campana, est fabriquée avec du lait de bufflonne et protégée elle aussi par une AOP. Mais, à moins de s'adresser à un fromager, la plupart des productions qu'on trouve en France sont faites de lait de vache et paraissent alors bien fades. À partir de cela, rien de plus facile que de réaliser une salade caprese, puisque c'est ainsi qu'on l'appelle en Italie. Il y faudra donc de très bonnes tomates dont on aura soigneusement ôté la peau (il suffit de les ébouillanter 30 secondes) et qu'on découpera ensuite en quartiers, d'une vraie mozzarella di bufala aussi fraîche que possible, de quelques feuilles de basilic frais, lui aussi, et d'une très bonne huile d'olive. Ainsi assemblée, cette salade est un exemple d'équilibre : l'acidité de la tomate s'oppose au gras de la mozzarella, et l'ensemble est enrichi par l'intensité aromatique du basilic. Plat d'été emblématique, il lui faut des vins d'été, blancs parfumés ou rosés fruités.

    En appellation Coteaux-du-languedoc, le très réputéMas Jullien produit un excellent rosé, assemblage de grenache et de cinsault dominant. Le nez est fruité, floral et épicé, la bouche est chaleureuse grâce à l'alcool, qui compensera l'acidité des tomates, et avec suffisamment de fraîcheur pour contrer le gras de la mozzarella. Dans la même appellation, le rosé du Prieuré Saint Jean de Bébian est élaboré avec 60 % de cinsault et 40 % de grenache. Le bouquet est intense, avec des notes iodées, la bouche est ronde et vive. En Italie, je vous conseille très volontiers un vin blanc du Frioul, celui que le domaine Vie di Romans produit à partir du cépage sauvignon. Aromatique, il rejoint les parfums du basilic et de la tomate, et sa bouche est fraîche et florale.

    MA SÉLECTION

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  • Les gourmets européens n’imaginent pas tout ce qu’ils doivent à mon compatriote Marco Polo, marchand vénitien parti à la fin du XIIIe siècle au service de l’empereur de Chine. Il en aurait rapporté les pâtes alimentaires et surtout la technique des sorbets, copie conforme de celle inventée au Maghreb bien avant notre ère : de l’eau et du salpêtre ruisselant sur le récipient à glacer. Plus tard, aux États-Unis, on imagina d’enterrer la glace hivernale des lacs gelés pour agrémenter la table le reste de l’année. Puis vinrent les congélateurs… Il faut distinguer les sorbets des crèmes glacées : les premiers sont faits de sirop de sucre et de pulpe de fruit (ou d’arômes), tandis que les secondes sont élaborées à partir de lait ou de crème, et de jaunes d’oeuf. Le froid anesthésie les papilles comme il endort les arômes du vin. Pour les desserts glacés, le problème n’est qu’apparent : dans la bouche, l’écart de température avec le vin n’est pas plus important qu’avec un plat chaud, même si le rapport est inversé. Au palais, l’intensité gustative sera donc diminuée, mais on aura du gras et du sucré. C’est cette double sensation qui va décider de l’accord: on choisira donc des blancs vifs… et sucrés.

    Pour accompagner une glace ou un sorbet aux fruits, j’irai volontiers vers un bonnezeaux, une minuscule appellation de la Vallée de la Loire qui produit des liquoreux à base de chenin blanc sur le territoire d’une seule commune, Thouarcé. Mark Angeli, pionnier de la biodynamie, signe là des vins d’une exceptionnelle droiture. Un nez de coing et d’abricot, une bouche douce, fraîche, vive, une persistance gustative qui prolonge la longueur… Un bien joli mariage. Pour une glace au café ou aux fruits secs, ou aux deux, j’irai plutôt chercher en Sicile un vin de Marsala. Notamment la cuvée Fine Dolce du Domaine Florio : la bouche est très sucrée, chaleureuse, le vin est puissant, tout à fait capable de tenir tête à un dessert aux saveurs prononcées. Pour une crème glacée aux fruits exotiques enfin, je remonterai jusqu’à la Hongrie. Au nord-est du pays, le vignoble de Tokaj produit, avec des méthodes de vinification très particulières, des vins plus ou moins sucrés aux saveurs tout aussi extraordinaires. Exilé par amour, le français Samuel Tinon a créé là-bas son propre domaine, et ses vins se classent déjà parmi les meilleurs. Sa cuvée "5 puttonyos" notamment, propose un bouquet très exotique avec des notes de mangue, de papaye, d’ananas rôti. La bouche est moelleuse, d’une grande fraîcheur, et sa vivacité épousera exactement une glace aux saveurs d’ailleurs.

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