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  2019

 7ème édition du salon 

 

 

Encore des nouveautés pour cette 7ème édition

avec des produits venus de Corse, de l'huile d'olive,

des nouveaux producteurs vinicoles, etc...

 

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Merci aux exposants pour l'accueil

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Comme depuis le tout début il y a 7 ans ...

 

Qualité,  Convivialité et Partage !

 

__________

 

 

 

Une saison qui se termine à nouveau ...

 

Pas de Balade gourmande cette année

pour une Balade Gourmande exceptionnelle en 2020 !!!

 

Passez de bonnes vacances estivales

et venez nombreux fêter la prochaine saison avec nous

la 10 ème  !

 

à très bientôt

 

 

 

 

 

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  • "Cerisiers roses et pommiers blancs", chantait André Claveau en 1950... pour la commodité de la rime. Quelques années plus tard, Gilbert Bécaud devait heureusement rétablir la vérité : "Les cerisiers sont blancs, les oiseaux sont contents, revoilà le printemps...". De la mi-mai à la mi-juillet en effet, les vergers devenus immaculés voient ployer les branches des cerisiers. De la burlat douce et rouge foncé à la griotte plutôt acide et presque noire, en passant par la Napoléon jaune pâle et la Montmorency vermillon, les différentes variétés n'ont qu'un seul point commun : elles se congèlent plutôt bien, nature, équeutées et non dénoyautées, voire recouvertes d'un sirop de sucre. Pour le reste, les variations sont quasi infinies : salade de fruits frais, tartes, flans, clafoutis évidemment, soufflés, confites, à la liqueur, et même en condiment accompagnant le gibier et le canard... Sa chair toujours ferme, parfumée, goûteuse, propose généralement un bel équilibre entre sucrosité, amertume et vivacité. Pour cela justement, j'écarte résolument tous les blancs issus de vendanges tardives, bien mieux adaptés aux agrumes et aux fruits exotiques : ici, ils pourraient apporter une légère note oxydative désagréable en fin de bouche. Et j'irais plutôt vers ces vins mutés qu'on élabore en Roussillon et dans la Vallée du Rhône. Par exemple un maurydu domaine Pouderoux : au nez des arômes de cacao et de cerise noire avec une pointe mentholée ; en bouche, beaucoup de richesse en sucre, mais une structure en alcool très intégrée et bien équilibrée, et surtout une souplesse très agréable.Autre choix très recommandable, le rasteau du domaine de La Soumade, surtout si les cerises entrent dans la composition d'un gâteau (au chocolat notamment). Toujours rouge, sa force et sa richesse accompagneront idéalement la saveur persistante de la tarte, sa puissance s'opposera au sucre et au gras tout en soulignant les saveurs fruitées de la cerise.

    Ma sélection

    Domaine Pouderoux : domainepouderoux.fr Domaine La Soumade : domainelasoumade.over-blog.com

    Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004 et le propriétaire du restaurant Il Vino à Paris

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  • Les gourmets européens n’imaginent pas tout ce qu’ils doivent à mon compatriote Marco Polo, marchand vénitien parti à la fin du XIIIe siècle au service de l’empereur de Chine. Il en aurait rapporté les pâtes alimentaires et surtout la technique des sorbets, copie conforme de celle inventée au Maghreb bien avant notre ère : de l’eau et du salpêtre ruisselant sur le récipient à glacer. Plus tard, aux États-Unis, on imagina d’enterrer la glace hivernale des lacs gelés pour agrémenter la table le reste de l’année. Puis vinrent les congélateurs… Il faut distinguer les sorbets des crèmes glacées : les premiers sont faits de sirop de sucre et de pulpe de fruit (ou d’arômes), tandis que les secondes sont élaborées à partir de lait ou de crème, et de jaunes d’oeuf. Le froid anesthésie les papilles comme il endort les arômes du vin. Pour les desserts glacés, le problème n’est qu’apparent : dans la bouche, l’écart de température avec le vin n’est pas plus important qu’avec un plat chaud, même si le rapport est inversé. Au palais, l’intensité gustative sera donc diminuée, mais on aura du gras et du sucré. C’est cette double sensation qui va décider de l’accord: on choisira donc des blancs vifs… et sucrés.

    Pour accompagner une glace ou un sorbet aux fruits, j’irai volontiers vers un bonnezeaux, une minuscule appellation de la Vallée de la Loire qui produit des liquoreux à base de chenin blanc sur le territoire d’une seule commune, Thouarcé. Mark Angeli, pionnier de la biodynamie, signe là des vins d’une exceptionnelle droiture. Un nez de coing et d’abricot, une bouche douce, fraîche, vive, une persistance gustative qui prolonge la longueur… Un bien joli mariage. Pour une glace au café ou aux fruits secs, ou aux deux, j’irai plutôt chercher en Sicile un vin de Marsala. Notamment la cuvée Fine Dolce du Domaine Florio : la bouche est très sucrée, chaleureuse, le vin est puissant, tout à fait capable de tenir tête à un dessert aux saveurs prononcées. Pour une crème glacée aux fruits exotiques enfin, je remonterai jusqu’à la Hongrie. Au nord-est du pays, le vignoble de Tokaj produit, avec des méthodes de vinification très particulières, des vins plus ou moins sucrés aux saveurs tout aussi extraordinaires. Exilé par amour, le français Samuel Tinon a créé là-bas son propre domaine, et ses vins se classent déjà parmi les meilleurs. Sa cuvée "5 puttonyos" notamment, propose un bouquet très exotique avec des notes de mangue, de papaye, d’ananas rôti. La bouche est moelleuse, d’une grande fraîcheur, et sa vivacité épousera exactement une glace aux saveurs d’ailleurs.

    MA SÉLECTION

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  • Le melon me semble d'instinct appeler un vin blanc doux. Très appréciée de nos grands-parents, l'alliance avec le porto n'est pas aussi judicieuse qu'il y paraît de prime abord : sauf à tomber par hasard en même temps sur un melon exactement mûr et un porto jeune et déjà complexe, l'un dominera forcément l'autre. En revanche, le mariage melon-jambon cru - sucre contre sel - constitue une entrée très agréable. Et je l'escorterais volontiers d'un blanc demi-sec comme ceux qu'on trouve dans la Vallée de la Loire, du côté de Montlouis ou de Vouvray : leur fruité et leur bouquet légèrement exotique sauront tenir tête à l'intensité aromatiquedu melon. Tandis que le sucre résiduel présent dans les vins épousera naturellement la douceur de l'assiette. Dans cette région-là, j'ai un faible pour les vins que produit François Chidaine en son Clos du Breuil : ses montlouis demi-secs Les Tuffeaux (tout en rondeur) et Clos Habert (tout en saveurs) non seulement s'épanouiront sur le melon, mais de surcroît mettront l'assiette en valeur.

    Si le melon n'arrive qu'au dessert, en salade rafraîchissante, je suis tenté de jouer avec le sucre en allant chercher en Alsace un muscat vendange tardive (VT), dont le fruitéun peu tropical et le moëlleux chaleureux conviendront bien à l'instant des douceurs. Celui-là, j'irai le chercher chez André Ostertag : précurseur obstiné contre vents et marées, perfectionniste jusqu'à l'obsession maniaque, il s'est acharné à extirper la quintessence de son terroir. Notamment à travers son muscat Fronholz : c'est l'équilibre absolu, exactement précis mais point fragile pour autant, solidement tranquille et pourtant aussi fin qu'une lame tout juste affûtée.

    Ma sélection

    François Chidaine (clos du Breuil) Domaine André Ostertag

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  • Le tourteau est le plus gros crabe des eaux européennes : il peut peser jusqu'à 5 kg, et on le pêche aussi bien en Atlantique qu'en Méditerranée. C'est aussi le plus paresseux, au point qu'on l'appelle souvent "dormeur ". Mais c'est aussi le plus délicieux, cuit au court-bouillon et présenté avec une mayonnaise. Et c'est là que le bât blesse. Car cette sauce, inventée en 1756 pour le duc de Richelieu au soir de sa victoire de Port-Mahon (Minorque) sur les Prussiens et les Britanniques, est faite notamment de jaune d'oeuf, de vinaigre et de moutarde. Trois ennemis irréductibles des vins. Heureusement, on peut toujours aménager une recette. Ici, je renoncerais résolument ici à l'huile d'olive, qui par nature apporte une certaine amertume, et j'utiliserais plutôt de l'huile de tournesol, beaucoup plus neutre, ou mieux encore de l'huile de pépins de raisin. De la même façon, il faudra une moutarde douce, éventuellement aromatisée légèrement avec un zeste d'agrume râpé (orange ou citron). Et du vinaigre balsamique, beaucoup moins acide que ses cousins nés du vin, de l'alcool ou du cidre. Ainsi on aura largement gommé l'agressivité de la sauce sans nuire à ses qualités : du gras, une pointe de salé et une texture douce et onctueuse. On évitera soigneusement les vins rouges : leurs tanins et leur boisé, ne s'accommodant pas à la délicatesse et au iodé du tourteau, provoqueraient une certaine amertume en fin de bouche. On choisira donc des vins blancs frais. Le cépage chenin s'impose naturellement ici, et dans sa meilleure expression : l'appellation Savennières, dans la vallée de la Loire. D'emblée, je songe au millésime 2007 de Jean-Louis et Damien Laureau. Au nez, il évoque le coing, la pêche de vigne, les agrumes, et même la marguerite. En bouche, sa fraîcheur équilibrera le gras de la mayonnaise, sa minéralité épousera l'iode du tourteau, et sa rondeur accompagnera bien la texture particulière du crabe. Non loin de là et dans le même millésime, le Clos de Saint-Yves du Domaine Baumard est également très recommandable : le côté fruité des arômes et la fraîcheur gustative répondent à l'onctuosité du plat, tandis que la structure du vin, solide mais point pesante, équilibre la puissance du crabe.

    MA SÉLECTION

    Domaine Laureau : 02 41 72 25 54 et www.damien-laureau.fr Domaine Baumard : www.baumard.fr

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  • Des sauces bolognaises, j’en ai dégusté de toutes sortes et de toutes origines : aucune n’a jamais seulement approché celle que prépare ma mère dans notre maison de Limbiate, près de Monza, en Lombardie. Elle commence par faire revenir ensemble, dans du vin rouge, trois sortes de viandes hachées (porc, veau et surtout boeuf). Puis, dans une casserole, elle place des oignons coupés en rondelles, du céleri, des carottes, des tomates pelées avec leur jus, un peu de concentré de tomate, un peu d’huile d’olive (indispensable pour que les ingrédients n’attachent pas ; elle en remettra encore en fin de cuisson, mais cette fois pour ses saveurs), et elle ajoute la viande déjà revenue. Trois heures de mijotage au moins : c’est le premier secret. Viandes et légumes doivent en effet absorber le liquide jusqu’à obtenir une sauce bien liée. Puis elle fait cuire ses spaghettis dans beaucoup d’eau, mais les retire du feu avant même qu’ils soient al dente : c’est le deuxième secret. Le troisième : elle verse les pâtes bien égouttées dans la casserole de sauce afin qu’elles s’en gorgent en achevant de cuire. Pour la seule préparation de cette bolognaise, il faut environ 3 heures; ma mère en confectionne donc pour la semaine entière et la garde au réfrigérateur.

    Elle n’hésite pas non plus à ouvrir des conserves si elle ne dispose pas de tomates fraîches. En revanche, elle ne verse jamais d’huile dans l’eau de cuisson des pâtes sèches (solution préconisée pour les seules pâtes fraîches, qui sans cela pourraient coller) : elles n’absorberaient plus la sauce. Face au vin, c’est évidemment la bolognaise qui va compter plus que les spaghettis, même si la texture de ceux-ci va tenir son rôle. Il nous faudra donc un vin de bonne puissance, avec des tannins et de la vivacité pour équilibrer le gras de l’huile d’olive. Pour un repas de fête, je choisirai un chianti assez jeune du Domaine Fonterutoli : superbement aromatique (cerise, sauge, prune), il révèle en bouche une belle générosité. Cela fera un mariage très harmonieux et tout en douceur. Pour son exceptionnel rapport prix-plaisir, je retiendrai l’IGT Sangiovese di Toscana du Domaine Fonterenza : c’est un vin de plaisir, avec un nez qui évoque les fleurs rouges (rose, violette) et une bouche très ronde et très friande. Il s’entendra bien avec nos spaghettis. Et pour rester en France, j’irai vers un Côtes-du-Rhône méridional à dominante de grenache. Celui qu’élabore le Domaine Charvin, à Orange, est à la fois bien structuré et très gourmand: il épousera sans peine la puissance du plat.

    MA SÉLECTION

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  • La pâtisserie, hommage à l'épreuve cycliste Paris-Brest, reproduit une roue de bicyclette : une couronne de 50 cm de diamètre en pâte à choux, fourrée de crème mousseline pralinée et décorée d'amandes effilées. Le choix d'un sauternes ou d'un barsac - les deux communes sont limitrophes - me paraît s'imposer d'emblée. J'irai d'abord vers le Château Rieussec, classé premier cru en 1855 et aujourd'hui propriété du fameux château Lafite Rothschild. Le bouquet varie de l'abricot confit aux notes de torréfaction et de noisette ; en fin de bouche, il s'ouvre aussi vers des notes plus exotiques. Non loin de là, le château de Fargues, qui appartient depuis 1472 à la même famille, les Lur-Saluces, propose un vin d'une très belle profondeur, avec une douceur qui rappelle le caramel et la praline. Le mariage se fera là sur des saveurs suaves.

    Tout proche aussi, le château Doisy Daëne, lui aussi classé en 1855, dans la même famille depuis 1924, et aujourd'hui dirigé par Denis Dubourdieu, professeur à la faculté d'oenologie de Bordeaux et oenologue consacré dans le monde entier. Évidemment, son vin est comme une vitrine de son savoir-faire et reflète une virtuosité éblouissante, alliant la douceur et le fruité sur des notes d'orange amère, de safran et d'ananas.

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    Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004 et le propriétaire du restaurant Il Vino à Paris

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  • De toutes les plantes potagères, l'artichaut est sans doute la plus difficile à marier à un vin. Il est lui-même riche en tanins, et de surcroît doté d'une amertume qui, si elle rebute souvent les plus jeunes, fait tout son charme selon les adultes. Il faut donc lui opposer un vin dont le gras gommera un peu ce caractère en forme d'aspérité : certainement pas un blanc sec et minéral, pas davantage un rouge tannique, astringent ou boisé. Tout dépend évidemment de sa préparation. S'il est cru (les délicieux petits violets de Provence en croque-au-sel), ou en salade agrémentée de citron ou de vinaigrette, la cause est entendue : choisissez une eau de source bien fraîche. S'il est cuit, tout est affaire de cuisson. Patiemment et longuement mijoté, cuisiné dans un consommé, une infusion ou dans de l'huile d'olive extra-vierge, il va perdre peu à peu de son astringence naturelle. Dès lors, tout devient plus facile. L'astuce consiste à le marier à une fondue de saint-nectaire (fromage de vache auvergnat à pâte pressée non cuite, couronné d'une AOC depuis 1964), l'un des rares fromages français capables d'affronter les vins rouges.

    Cela tombe bien, il sera à son meilleur jusqu'au milieu de l'automne. Par son gras et sa douceur, il va équilibrer l'amertume de l'artichaut et faire le lien avec le vin. On lui opposera un rouge évidemment, friand, floral, souple, dont le fruité et la jeunesse iront titiller le caractère très végétal de l'artichaut. La vivacité du vin devra épouser le gras du fromage, et sa rondeur compenser l'astringence du légume. À ce stade-là, l'éventail se resserre singulièrement. Et je songe tout de suite à des beaujolais : le cépage gamay a cette triple faculté (finalement pas si courante) de désaltérer, de donner au palais un plaisir immédiat et spontané, et surtout de s'estomper sur une fin de bouche exactement nette. Bien entendu j'irai vers des crus comme Morgon, Brouilly ou Moulin-à-Vent. Nés de vignes en collines et de terroirs plus nobles, leurs vins ont plus de corps et de caractère que ceux de la simple appellation beaujolais-villages. Mais j'ai bien du mal à trancher entre ces trois-là, comme à choisir entre ces trois domaines, tous aussi recommandables l'un que l'autre...

    MA SÉLECTION

    Domaine Marcel LapierreDomaine du VissouxChâteau Thivin : www.chateau-thivin.com

    Enrico Bernardo, Meilleur Sommelier du monde 2004 et le propriétaire du restaurant Il Vino à Paris

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  • Daurade ou dorade ? Le Larousse s'en moque, admettant les deux orthographes, attribuant à la première des racines provençales et à la seconde des origines espagnoles. Mais les deux mots désignent indifféremment... des poissons différents. Dans la Méditerranée et le golfe de Gascogne, il n'est question que de daurade royale, tandis que dans les eaux tropicales on ne trouve que la daurade coryphène. Sauf en Guyane où le même mot désigne une troisième variété. Il est vrai que des daurades, de la grise (en Manche et en Atlantique) à la rose (Atlantique), et de la japonaise (base du sashimi) à celle de Chine, ce n'est pas ce qui manque sous la surface. Sa chair est tendre, sa peau goûteuse et salée ; avec un assaisonnement au jus de citron, elle gagne une pointe acidulée ; rôtie au four avec un peu de fenouil, elle s'enrichit de parfums anisés. Il lui faudra évidemment un vin blanc aromatique, fruité, jeune, pas trop compliqué en bouche.

    Surtout connu pour ses vins rouges très prestigieux, le Domaine Méo-Camuzet produit aussi en Hautes-Côtes de Nuits des blancs de ce calibre : un nez fruité et herbacé, une bouche ronde et charmeuse avec un gras qui permettra d'arrondir le caractère salé et iodé du poisson, voilà une grande étiquette en toute simplicité. Plus inattendue, mais tout aussi appropriée, une roussette de Savoie signée Guy Justin. Encore méconnu - jusqu'en 1993, son vin ne se vendait qu'en vrac - ce très joli domaine a une autre particularité, puisque le vignoble n'y tient qu'une petite place, et le reste de l'activité se répartit entre culture maraîchère et élevage. Ainsi chaque samedi matin au marché de Chambéry, notre vigneron vend ses bouteilles au côté de son autre spécialité, les asperges. Son cru Marestel épousera exactement la daurade, avec un bouquet épanoui, des notes d'aneth, d'agrumes (orange) et de poivre blanc. La bouche est d'une rondeur très assouplie par le gras, avec une finale sur la vivacité. Son côté soyeux rééquilibrera le caractère iodé du poisson, lui-même souligné par la minéralité du vin.

    Notre daurade ayant en Grèce le statut de poisson national, il faut ici un vin grec. Sur l'île de Santorin, le cépage autochtone assyrtico produit de jolis blancs, un peu acides certes, mais d'une incroyable richesse aromatique. La cuvée Thalassitis, du Domaine Gaïa, en est un bel exemple : le bouquet est intense, avec des notes florales et fruitées de jasmin et de melon vert, et une touche de coriandre. La bouche est fraîche et légère, iodée, désaltérante, avec une légère pointe astringente en finale. En résumé, les bons vins seront des blancs jeunes, vifs, fruités, avec une bouche point compliquée

    MA SÉLECTION

    Domaine Méo-Camuzet Domaine Guy Justin: www.vins-de-savoie-justin.frDomaine Gaïa : www.gaïa-wines.gr

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